samedi 20 octobre 2012

Delhi... de fuite




Je ne pouvais pas manquer d’écrire un article au sujet de Delhi, ne serait-ce que parce que c’est la capitale du pays, mais je ne vais pas m’attarder dessus. D’une part car nous n’y sommes resté que deux jours (durant lesquels Samia n’est pour ainsi dire pas sorti de la chambre), d’autre part car entre la poussière, la pollution, la foule, le trafic, les rickshaws et les rabatteurs, la ville ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Surtout après la quiétude et la beauté des montagnes de Dharamsala. Néanmoins, il faut lui accorder une chose : elle est vivante. Au même titre que d’autres capitales, bien sûr, et que bon nombre de grosses cités, mais avec un petit quelque chose en plus. Je m’étais déjà fait cette réflexion dans certains quartiers de Dakar, Ouaga ou Bombay, sans toutefois parvenir à déterminer ce que c’était. Je crois que j’ai trouvé : ces villes sont tellement surpeuplées, et leurs habitants tellement placides face à ce phénomène, que s’en dégage (malgré le bruit et la cohue) une atmosphère joviale et bon enfant. Les gens sont tellement habitués à vivre les uns sur les autres qu’ils n’y font plus attention, et suivent le mouvement comme un bateau se laissant glisser sur les flots (putain, c’est beau). Ajoutez à cela les harangues des vendeurs, les salutations de chacun, les rires des enfants, les lumières des enseignes (souvent des guirlandes de noël) et les odeurs des cuisines (très alléchantes), vous parviendrez peut être à concevoir que l’on puisse s’y sentir bien. Ou pas.













Comme je disais plus haut, la ville est très poussiéreuse. Et polluée. L’allergie de Samia s’est donc réveillée en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « atchoum », et la pauvrette a préféré demeurer à l’hôtel pendant que je partais à l’aventure. De Pahar Ganj, le quartier animé où nous avons élu domicile (et où vont tous les « routards » de la ville d’ailleurs), je suis allé à la rencontre d’Old Delhi, essentiellement musulman, afin de visiter la mosquée Jama Masjid, le Fort Rouge, et les temples Sikh et Jaïn. Refusant catégoriquement de prendre un Tuk-Tuk, ou le métro, après avoir vu le bordel que c’était dans une station, je me suis élancé sur mes petits petons et ai traversé une bonne partie de la capitale, goûtant aux joies du bain de foule et son chaloupement rêveur. C’était fun. Surtout quand j’en suis sorti et que je me suis perdu volontairement dans le labyrinthe des ruelles de la vieille ville, jouant de ci de là avec des gosses, discutant avec des types et me faisant inviter à boire le thé.











 




La mosquée est somptueuse, du moins ce que j’en ai vu de l’extérieur. Massive, étendue et dominant les alentours de sa petite colline, elle en impose vraiment. Il est donc dommage que les connards de l’entrée tentent de racketter les touristes en leur faisant payer 300 roupies la possession d’un appareil photo. Tu as beau leur expliquer que tu ne vas pas y toucher et le laisser dans ton sac, ils vont arguer que de toute façon, tu ne peux pas entrer en short. Ce qui ne les aurait pas gêné le moins du monde si j’avais déboursé la somme demandée ! C’est incroyable ce que ces gens sont vénaux… Mais bon, le parvis était joli. Et j’ai réussi, après m’être fait refouler trois fois, à grimper sur le toit d’un hôtel adjacent pour profiter de la vue plongeante et faire du cerf-volant avec des gamins. Le Fort Rouge, quant à lui, n’est pas exceptionnel pour tout vous dire. Certes, les remparts sont impressionnants de par leur taille, leur largeur, et cette couleur ocre caractéristique du style Moghol, mais les bâtiments à l’intérieur (ceux qui subsistent) laissent à désirer. Construit en 1640 par l’empereur Shah Jahan, il servit par la suite de garnison aux anglais, qui le perdirent en une journée, en 1857, lors de la révolte des Cipayes. La vue depuis les jardins devait être superbe à l’époque, mais aujourd’hui, une grosse artère périphérique coupe l’horizon, et de toute façon, la couche de smog amoindrit considérablement la visibilité. Dommage…











Ah merde ! Il est déjà trois heures du mat, et nous avons un train dans quatre heures, avec une longue route pour arriver à la gare. Peut-être devrais-je dormir un peu… Next stop : Agra, et le fameux Taj Mahal ! Allez, à tantôt !



4 commentaires:

  1. Tu maîtrises de mieux en mieux ton appareil photo! Lâche toi pour le Taj Mahal surtout et montre le nous sous tous les angles. J'aime le Taj Mahal au moins autant que les chameaux. C'est dire!
    Bisettes les copains

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  2. Merci. D'une, je commence à retoucher les tofs. Et de deux, t'inquiètes pour le prochain post, je pense être en mesure de te combler, ce soir ou demain... Biseaux

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