mardi 10 septembre 2013

Darwin Session 2



Salut à tous ! Cela fait longtemps, hein ? Veuillez pardonner encore une fois cette baisse de régularité dans la tenue de ce blog, mais vous l’aurez compris, en lecteurs assidus que vous êtes, notre changement de rythme et nos activités actuelles nous laissent peu de temps pour tenir un compte rendu aussi régulier qu’auparavant. Qu’à cela ne tienne ! Voici pour vous le deuxième opus de nos « aventures » australiennes.




Plus de deux mois viennent de s’écouler depuis le dernier article, sous le soleil resplendissant de Darwin. Mais plus important encore, voici maintenant plus d’un an que nous sommes partis de France avec Samia, quittant nos foyers, nos familles et nos amis pour découvrir le monde. Impressionnant, non ? J’en profite donc pour vous saluer, vous embrasser, et vous dire à quel point vous nous manquez. Beaucoup. Surtout toi, et je sais que tu te reconnaîtras parmi tous les autres, hé hé hé.




Je ne sais pas trop quoi vous raconter en fait, étant donné que le temps semble avoir ralenti, et que mis à part le boulot, je n’ai pas fait grand-chose d’exceptionnel dernièrement (oui, travailler est déjà pour moi une activité exceptionnelle, je sais, merci de me le rappeler). Mais bon, cela pourrait éventuellement vous intéresser, donc voici un aperçu dudit boulot. Tout d’abord, il faut savoir que le restaurant Il Lido est l’un des plus couru de la ville, et que les prix s’en font sentir. Cela ne semble pourtant pas déranger la plupart des clients, qui n’hésitent pas à dépenser des fortunes dans des plats ou des vins certes bons, mais qui ne mériteraient pas trois étoiles en France. Le problème réside plus dans le fait que tout n’est qu’illusion. Sous une façade irréprochable dans un cadre merveilleux (l’un des plus beaux en ville), des mets savoureux et bien présentés (selon les critères australiens), ainsi qu’une équipe de choc qui se met en quatre pour satisfaire les clients et maintenir la baraque debout, Il Lido est le restaurant le plus mal dirigé qu’il m’ait été donné de voir. Le patron, Darren, est certes un commercial, mais en aucun cas un restaurateur, et cela donne lieu parfois à des situations pour le moins rocambolesques.








Pour faire « court », j’ai commencé à travailler au moment où la moitié du staff s’en allait, consciente de se faire exploiter de manière éhontée. Ainsi, après deux semaines de « training », durant lesquelles je n’ai pas été formé mais où j’ai vite su me rendre indispensable, je me suis retrouvé avec ma propre section d’une cinquantaine de couverts, face aux pires clients de la création, exigeants, râleurs, mesquins et assez bourrins dans l’ensemble. This is Australia. Cela aurait pu aller, mais le fait est que Darren et sa femme veulent faire de leur restaurant LE lieu à ne pas manquer, et organisent des « Functions », évènements et privatisations, quatre ou cinq fois par semaines, et parfois en même temps ! Nous nous sommes donc souvent retrouvés en sous-effectif (ceux qui sont partis n’ont pas tous été remplacés) pour servir jusqu’à 500 personnes à la fois. Nous arrivions la plupart du temps à nous organiser pour en ressortir indemnes, mais imaginez un restaurant dans lequel vous attendez votre plat pendant plus d’une heure, pour au final le recevoir froid… Oui, c’est aberrant… Heureusement, j’ai rencontré au sein de l’équipe des gens formidables, tels que Fred, Pierre, Gabriel, Aidan, Sunny, Giselle ou Millie, et nous nous consolions quasiment tous les soirs en pillant allègrement les invendus du bar. Mais bon, maintenant que j'ai fini mon « non-contrat » de deux mois, je suis bien décidé à me reposer avant de prendre la route, et en profiter pour retaper notre petit Mushi.







Samia, de son côté, a travaillé près d'un mois et demi dans le social, dans une compagnie d’aide à la personne plus précisément, se chargeant d’apporter nourriture, aide ménagère et réconfort à des personnes âgées ou handicapées. Cela n’a pas été de tout repos, loin de là, car il lui aura fallu conduire un gros pick-up trois heures et demie durant tous les matins, se farcir des clients bizarres, tel que ce vieux monsieur certes malade mais pervers, qui l'attend la plupart du temps sans son pantalon... De même, certains membres de son équipe laissent à désirer, comme la chef qui prépare la bouffe, revêche et autoritaire, ou son collègue nigérian qui lui demande systématiquement de lui donner des filles... Vous voyez le tableau. Mais elle s'en est bien sorti jusqu'à présent, et cette première expérience professionnelle lui aura été très enrichissante. Elle continue également son busking, une fois par semaine, et gagne jusqu'à 128 $ en deux heures, un record s'il en est! Pour finir, elle s'est aussi faite engager pour donner des cours de chant à une petite fille de huit ans, dans un quartier digne de Desperate Housewife. Vous imaginez donc a quel point elle est heureuse de pouvoir pratiquer sa profession! Mais elle aussi, tout comme votre serviteur, commence à ressentir l'envie de quitter Darwin et de voir du pays. Que voulez-vous? La routine nous accable et la bougeotte reprend le dessus...







Pour le reste, beaucoup de nos compagnons de route sont partis, les uns après les autres, et c'est la mort dans l'âme que nous assistions à leur départ. Nico, Julie, Tim et Justine, Michaël et Fatima, Ben et Lilou, et tant d'autres... Bossant presque tous les soirs, je n'ai pu dire au revoir à tous, mais dites vous bien que je pense à vous les amis! Cela dit, nous avons continué à cotoyer les ultimes représentants de notre ancienne communauté (principalement française comme c'est étrange), à savoir Colas et Sylvain, ce dernier ayant été rejoint par sa dulcinée, Anne, ainsi que Laurie et Stéphanie, les tarées de service. Se sont rajoutés depuis, pour des périodes plus ou moins longues, quelques couples fort sympathiques, avec qui nous avons passé du bon temps, tels que Lulu et Romain, Julien et Elodie, Arnaud et Manou, les italiens Jan-Luca et Chantale, ou encore Paul et Audrey, qui fort étrangement font a peu près le même voyage que nous depuis un an, et connaissent qui plus est Sisco, le nouveau chanteur des Gars Dans l'Coin! Quand on vous dit que le monde est petit... Ainsi, en compagnie de tous ces joyeux lurons, nous passons nos soirées face à la mer à East Point, ou au Casino de Mindil Beach, à tenter de faire fructifier les cinq dollars offerts tous les samedis.
















Depuis que j'ai terminé de travailler, nous passons de plus en plus de temps à Leanyer, un parc d'attractions aquatiques gratuit, disposant de toboggans, de bassins et d'une bonne connexion wifi (c'est de là que je vous écris). Quelques évènements ont également ponctué notre séjour, tels que le Darwin Festival, durant lequel nous avons pu assister à des concerts en plein air, ou encore le BeerCan Festival, où des mecs beurrés présentent leur travail de l'année, à savoir des embarcations plus ou moins réussies, construites entièrement en canettes de bière. This is still Australia. Le pire étant que l'attraction ayant rassemblé le plus de monde fut sûrement le concours de lancer de tong. Si si, je vous assure! Le clou de nos activités culturelles, en revanche, fut magistral: un concert de The Cat Empire, groupe australien excellentissime que vous avez sûrement eu l'occasion d'écouter en visionnant nos vidéos de Thaïlande. Samia ne pouvait pas me faire de plus beau cadeau! Il faut dire que nous sommes tous deux en manque de scène et de concerts, et que cela nous a fait un bien fou, vous vous en doutez...






























Vous l'aurez donc compris, nous arrivons au bout de notre première étape australienne. Darwin est une ville agréable, dispose de nombreux endroits de détente idyliques, et propose pas mal d'activités intéressantes, mais il faut savoir s'arrêter, et trois mois nous auront été plus que suffisants pour en profiter un maximum. Le temps est enfin venu pour nous de partir à la découverte de ce pays fascinant, traverser ses déserts, explorer ses canyons, et glander sur ses plages... D'ici le prochain article, que je m'efforcerai d'écrire plus rapidement que celui-ci, nous vous souhaitons une bonne rentrée, et tout ce qui va avec. A la revoyure!





3 commentaires:

  1. Enfin ! je veux des histoires, de l'action, des photos, de la musique, des chansons.........., le retour de ton blog quoi ! bisous, bisous.

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  2. On se calme, on se calme! On va prendre la route dans quelques jours, on aura sûrement plus de choses à raconter ;)

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